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Sanctuaire du Mont-Rivel

Caractéristiques de L’agglomération

L’agglomération mêle de nombreux caractères indigènes et romains. En particulier, les murs ne sont que très partiellement construits en pierres, la majeure partie de leur élévation était constituée de pisé. Les toits étaient aussi bien recouverts de tuiles que de chaume.

Malgré les périodes troubles qu'a connues le sanctuaire, aucune trace de fortification ou d'ouvrage défensif n'a été rencontrée.

Une fréquentation discontinue

Sanctuaire du Mont-Rivel : Statuette en bronze représentant un félin, la patte levéeNon seulement les infrastructures en relation avec l'eau sont absentes, mais même le simple approvisionnement d'une population nombreuse parait Sanctuaire du Mont-Rivel : Statuette en bronze représentant
la déesse Minerve casquéeimpossible, la fouille n'ayant pas rencontré de conduits, de citernes ni de puits. Seule la récupération des eaux pluviales dans des rigoles et canalisations parait avoir permis l’alimentation en eau, ce qui semble bien insuffisant.
II semblerait anormal qu'un sanctuaire de cette importance puisse se dispenser d'installations thermales, que ce soit pour des raisons religieuses, d'hygiène, ou simplement pour les besoins de la vie quotidienne. II faut donc supposer qu'un ou plusieurs puits restent à découvrir dans les zones non étudiées, cette hypothèse est confortée par le fait que les sources de la pente Sud n'ont pas été aménagées bien qu'elles soient proches du site.
Statuette en bronze représentant
la déesse Minerve casquée

Le sanctuaire, malgré son importance, ne devait pas connaître de fréquentation hivernale. La présence d'un seul foyer par bâtiment autorise la cuisson domestique des aliments, mais pas une production de chaleur suffisante pour l'habitation en hiver.

Le ravitaillement des pèlerins peut difficilement avoir été assuré sur place, du fait de l'absence de moyens importants de cuisson. Un seul dispositif permettant la conservation des viandes par séchage a été rencontré sur le Mont, contrairement à Saint-Germain en Montagne, où neuf séchoirs ont été déterminés, ce qui indique une activité de commercialisation vers les populations de passage et un rôle d'approvisionnement du sanctuaire. De même, c'est seulement dans la plaine qu'ont été mis en évidence des stockages de céréales, des résultats de la cueillette et de la chasse de cerfs, sangliers et chevreuils.
 

 

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